Lors de mon cursus à l’Inseec Bordeaux, le mois de janvier était prévu pour un stage humaniste obligatoire. Humaniste ? J’ai donc choisi de faire un stage humanitaire bénévole. Ayant été plusieurs fois aux Philippines plusieurs fois (pour mon stage de 1e année de DUT SRC notamment), j’y avais pu découvrir l’horrible fossé qui était creusé entre les “riches” et les “pauvres”. Voulant vraiment faire quelque chose, même si vraiment minime, pour mon deuxième pays d’adoption, c’est sans hésiter là-bas que j’ai voulu faire mon stage.
Après avoir postulé à plusieurs associations, c’est finalement à Virlanie Foundation, Inc. que j’ai fait mon stage. Et c’est vraiment là que je voulais le faire ! En effet, Virlanie existe depuis 15 ans aux Philippines et est la plus grosse association française s’occupant des enfants des rues. Leur action est globale, accompagnant les enfants dès leur plus jeune âge jusqu’à leurs 22 ans (et jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un travail).
Pendant 2 semaines, j’ai découvert tous les programmes de la fondation. A chaque fois, je m’impliquais et aidait les enfants. Il y a des “homes” où les enfants restent, dans le quartier où l’office de Virlanie se trouve (dans Manille, à Makati), mais aussi dans des provinces de Manille ou dans des bidonvilles. Ces 2 semaines étaient magiques. Les enfants sont toujours souriants et surtout sont très mignons !
Ensuite, les 2 dernières semaines, j’ai initialisé la base de données “Fund Raising” en utilisant le programme Access. L’après-midi je donnais un cours d’espagnol à un enfant qui allait se faire adopter par un couple d’espagnols.
Pour conclure, je reprendrai la conclusion de mon rapport de stage remis à mon école :
“Vivre en tant que volontaire est parfois difficile, surtout avec des conditions de vie spartiates, mais cela en vaut la peine. Faire retrouver le sourire à ces enfants qui manquent de tout est une récompense inespérée. J’ai vécu une expérience incroyable à Virlanie, autant avec les enfants qu’avec les autres volontaires, qui venaient de tous horizons. C’est un véritable enrichissement culturel et social. Cela m’a permis de me rendre compte de la chance que l’on a de vivre dans un pays développé.
Etre volontaire, c’est s’impliquer et partager avec les autres ce qui nous qualifie d’êtres humains, c’est-à-dire notre cœur.
Plus concrètement, la base de données que j’ai créée permettra à Virlanie Philippines un meilleur suivi des contacts et des donateurs. Cette meilleure organisation ne pourra qu’améliorer la collecte de fonds, le nerf de la guerre.
Enfin, être volontaire c’est la satisfaction d’avoir apporté une nouvelle pierre à la fondation.“